AFD : Signature d’une convention d’appui au secteur forestier

M. Michaël Adandé, président de la Banque de développement des États d’Afrique centrale (BDEAC), et M. Patrick Dal Bello, directeur de l’Agence française de développement (AFD) au Congo, ont signé, le 18 octobre en présence de la presse, une convention pour le lancement du projet d’appui au financement des opérateurs du secteur forêt/bois d’Afrique centrale.

La subvention de 2,7 millions d’euros (soit plus d’1,7 milliard de francs Cfa), octroyée à la BDEAC par l’AFD et le Fonds français pour l’Environnement mondial (FFEM) doit permettre la mise en place d’un projet d’assistance technique sur 3 ans auprès des banques et des opérateurs du secteur forestier de la CEMAC et de la RDC.

L’objectif, à terme, est de faciliter aux acteurs de la filière bois/forêt l’accès au crédit dans le cadre de financement d’initiatives en faveur de la gestion durable des forêts tropicales humides (projet FINFORTROP).

Faciliter l’accès des opérateurs forestiers au crédit bancaire

Dans les pays du Bassin du Congo, les opérateurs forestiers rencontrent en effet des difficultés d’accès au crédit bancaire pour financer leurs investissements, particulièrement les entreprises de taille modeste et les PME. Si certains ont déjà fait le choix de la certification ou de l’industrialisation plus poussée, tous doivent répondre aux obligations réglementaires de l’aménagement forestier, qui induisent nécessairement des besoins en d’investissement (plan d’aménagement, chaine de transformation, etc.)

Parallèlement, les banques de ces différents pays éprouvent des difficultés à financer ce secteur, notamment pour les raisons suivantes :

  • les conditions de prêts offerts par les banques locales sont souvent inadaptées (maturité insuffisante, taux trop élevés, et garanties demandées trop élevées)
  • la situation financière des entreprises du secteur est dégradée, notamment suite à la crise financière 2008-2009 ; les plus petits opérateurs ont des difficultés à présenter des états financiers satisfaisants aux exigences des commissions d’analyse des demandes de crédit des banques
  • les banques ont une faible connaissance du secteur et des entreprises, elles rencontrent des difficultés à mobiliser une expertise capable dans le milieu et ont par conséquent une mauvaise appréciation du risque du secteur forêt/bois

Dans le cadre du projet, il est prévu un renforcement des capacités des banques sur la gestion durable des forêts et un appui technique aux entreprises forestières pour les accompagner dans la construction de leurs projets de demande de financement à destination des banques.

Le projet s’articule donc autour l’amélioration de :

  • la prise en compte des notions et des implications du développement durable dans la prise de décision de financement des banques.
  • la connaissance du secteur forestier par les banques.
  • la capacité des banques et des opérateurs de la filière à préparer, instruire et financer des projets de qualité.

Dernière modification : 26/09/2014

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