Rio +20 : les positions défendues par la France

L’Ambassade de France et l’AFD ont donné une conférence de presse commune pour faire le bilan de la coopération française en matière de gestion durable des forêts et de lutte contre le réchauffement climatique. A quelques semaines du prochain Sommet de la Terre, qui se tiendra à Rio du 20 au 22 juin, l’exercice a été l’occasion de revenir sur les principaux points qui seront défendus par la France et l’Union européenne.

Faire émerger « un nouveau modèle de développement » axé sur sa dimension durable.

Quels enjeux ? L’enjeu principal est de réussir à trouver des compromis acceptables pour l’ensemble des États, afin de faire avancer les solutions concrètes aux problématiques de développement durable et du réchauffement climatique. Il s’agit de faire converger les gouvernements pour bâtir ensemble le monde de demain. À cela, s’ajoutent des enjeux de calendrier afin que la communauté internationale s’organise sans attendre pour agir en adéquation avec l’urgence décrite par les scientifiques.

La Conférence RIO +20 sera structurée autour de deux thèmes principaux :

- l’économie verte et inclusive (ou équitable) dans le cadre du développement durable ;
- la gouvernance du développement durable.

Les positions de la France et de l’Union européenne

Le processus de négociation a formellement débuté à New York en janvier 2012 avec un premier projet de déclaration finale pour le sommet de RIO (version « zéro »). La France contribue à la négociation sur ce texte via l’Union européenne.

L’Union européenne (UE) porte une ambition élevée pour RIO+20. Ce sommet doit en effet renouveler l’engagement politique au plus haut niveau en faveur du développement durable et surtout être l’occasion de promouvoir un nouveau modèle de croissance (croissance verte, sobre en émissions carbone et préservant les ressources naturelles) et un nouveau modèle de développement.

Pour mettre en œuvre cette transition, l’UE veut lancer une réforme de la gouvernance mondiale du développement durable par une double décision :

- réformer les institutions en charge du développement durable, afin de disposer d’une enceinte plus forte et à plus haut niveau ;

- renforcer le pilier environnemental, par la création d’une Organisation mondiale de l’environnement (OME) ou d’une Organisation des Nations unies pour l’environnement (ONUE).

L’Union africaine soutient fermement la création d’une Organisation mondiale de l’environnement.

Une organisation mondiale de l’environnement aurait pour avantage de coordonner les efforts et les politiques nationales et communautaires en faveur de la résolution des enjeux climatiques et environnementaux qui exigent une réponse globale.

Pour la France et l’Union européenne, la réforme de la gouvernance environnementale mondiale doit se faire en collaboration étroite avec les acteurs non étatiques (société civile et éventuellement collectivités locales) et en insistant sur le volet « économie verte ».

La France a proposé que RIO+20 décide de la préparation d’un traité, pour adoption en septembre 2012, avant la fin de la 67ème session de l’Assemblée générale des Nations unies. Contrairement à une simple déclaration, un Traité aurait une valeur juridique contraignante.

Par ailleurs, la France soutient l’idée que la question écologique ne se résume pas au volet environnemental mais englobe le développement durable, c’est-à-dire la prise en compte des réalités sociales, économiques et, bien sûr, environnementales. C’est pourquoi la France et l’Union européenne appuient la création d’une Organisation mondiale de l’environnement pour le volet environnemental mais également un renforcement de la gouvernance mondiale du développement durable (par la création d’un Conseil du développement durable ou le renforcement des structures existantes).

En ce sens, l’économie verte est un instrument au service du développement durable qui permet à la fois le développement et l’éradication de la pauvreté, tout en protégeant l’environnement.

Plus d’infos sur le site internet du Ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie

Dernière modification : 24/05/2012

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