Les entreprises françaises au Congo Brazzaville

Plus d’une centaine d’entreprises françaises sont présentes, dont certaines sont liées à l’histoire du Congo. Elles emploient près de 12 000 salariés dans les principaux secteurs de l’économie : pétrole, industrie, bois, commerce et services.

La situation économique florissante du Congo, notamment avec la hausse de la production pétrolière et les récentes remises de dettes accordées par les pays créanciers suite aux accords des institutions financières internationales suscitent un regain d’intérêt des entreprises françaises.

Outre le pétrole et le programme de (re)construction d’importantes infrastructures de transports, plusieurs secteurs intéressent en 2011 les entreprises françaises. La filière bois et les mines (cuivre, fer, magnésium et potasses surtout) sont prometteurs. Le développement de la téléphonie mobile et de l’ensemble technologies de l’information (TIC) arec l’embranchement au réseau de câbles sous-marins à fibre optique, devrait accélérer la reconstruction en cours du pays.

Les grands chantiers d’appui à la gouvernance et à la modernisation des pratiques administratives - ceux de la Banque Mondiale, du FMI, et des principaux bailleurs de fonds – ont accompagné plusieurs initiatives favorables à la transparence des industries extractives (ITIE, Kimberley) et à la lutte contre la corruption. L’implication de la France aux côtés du Congo a été constante, tant à Paris qu’à Washington et dans les réunions internationales. Les interventions de la France portent également sur les questions monétaires de la zone Franc. Grâce aux recettes pétrolières, et aux importantes annulations de dettes obtenues auprès des créanciers des clubs de Londres et de Paris, le Congo a considérablement réduit sa dette extérieure dont le service est passé de 200 à 68 milliards de FCFA, et peut désormais se passer des bailleurs de fonds internationaux pour la plupart de ses programmes d’équipement.

Les entreprises françaises jouent un rôle de premier plan dans l’économie congolaise. Le groupe pétrolier Total a investi plus de deux milliards d’euros dans les trois dernières années et investira vraisemblablement autant dans les trois prochaines années. Le groupe Bolloré s’est engagé à aménager le terminal conteneurs de Pointe Noire ce qui représente un investissement de 570 millions d’euros. L’ensemble de ces chantiers induisent à leur tour des investissements de fournisseurs et sous-traitants et majorent de 50% les chiffres précédents.

Même si de nombreux pays profitent de la croissance congolaise - Etats Unis, Chine, Inde, Italie et République d’Afrique du sud en premier lieu - la France bénéficie à plein des investissements en cours pour reconstruire le pays et développer ses ressources. Les entreprises françaises disposent de près de 120 implantations dont la moitié sous forme de filiales qui emploient plus d’un millier d’expatriés - dont nombre de double nationaux - en premier lieu à Pointe Noire où réside plus de la moitié d’entre eux.

En dehors de la Chine dont les montants des importants investissements au Congo ne sont pas publiés, les statistiques internationales (balances des paiements des banques centrales) continuent de placer la France en tête des pays investisseurs (en stock comme en flux). La France demeure également le premier fournisseur du pays. Les exportations françaises ont doublé en quatre ans à 456 millions d’euros en 2009. Elles sont tirées autant par une poignée de grands contrats d’équipement pétroliers ou d’infrastructures, que par de nombreuses petits courants d’affaires. Elles bénéficient de l’antériorité d’une communauté française en croissance, de 5500 personnes.

Dernière modification : 31/08/2015

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