La France au Congo Ambassade de France à Brazzaville
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Le Mot de l’Ambassadeur

La relation franco-congolaise se renforce et se diversifie

Elle est portée par des points de vue communs sur la situation internationale, et par les progrès rapides de l’économie congolaise.

1) Des relations bilatérales renforcées

2012 commence de manière dynamique avec la visite en France du 6 au 10 février du Président Sassou-Nguesso. Ce dernier a rencontré le Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, mais aussi le Ministre des Finances, M. Baroin, le Ministre de la Défense, M. Longuet, et le Ministre de l’Intérieur, M. Guéant. Il a réuni autour de lui au MEDEF les investisseurs français pour mettre en avant les opportunités qu’offre désormais le Congo. Le pays, qui était jusqu’alors l’un des plus endettés au monde, s’est en effet allégé de ce fardeau lors de l’atteinte du point d’achèvement en 2010. La France a porté plus de la moitié de cet allègement.

2) Une croissance économique rapide, dont profitent pleinement les entreprises françaises

Depuis, la croissance rapide des prix du pétrole (malgré une chute de la production de 14% en 2011) alliée à cet allègement, permet au Congo de disposer de budgets confortables (avec un excédent annuel de 1,5 milliards d’euros), et de mener une politique d’investissements ambitieuse, notamment dans le secteur des infrastructures. Les entreprises françaises sont très actives dans ce secteur, que ce soit Bolloré, Vinci, ou Bouygues ETDE. Ces efforts permettent d’envisager des perspectives nouvelles dans le secteur des transports, qui est la clé du développement futur du pays : le Congo entend retrouver le rôle qui était le sien de corridor commercial vers l’Afrique centrale et sans doute aussi la RDC.

3) Un nouveau champ d’action commun : la protection de l’environnement

Mais le Président Sassou a également plaidé à Lyon devant un forum des jeunes francophones destiné à préparer la conférence dite de « Rio + 20 », pour une véritable prise en compte de l’environnement, plaidant « pour un nouvel humanisme …qui ne considère plus la nature comme un milieu hostile, mais qui la respecte, au lieu de vouloir la soumettre aveuglément ». Le Congo a été choisi pour porter la synthèse des positions de l’Union Africaine à cette conférence décisive pour notre avenir commun. Dans ce juste combat, nos positions rejoignent les siennes, ce qui ne fait que renforcer notre relation. Nous avons appuyé le Congo dans l’organisation de la conférence des trois bassins forestiers tropicaux en juin 2011, où la France était représentée par le Secrétaire d’Etat aux Transports, M. Thierry Mariani, et nous poursuivons à travers l’Agence Française de développement, notre appui à la gouvernance forestière.

4) Une communauté française de plus en plus nombreuse

Ce retour à meilleure fortune d’un pays tant lié à notre propre histoire, ne peut que réjouir la France et tous les Français qui ont compris les changements actuellement en cours en Afrique. Tout au long de l’année 2011, les Français sont venus de plus en plus nombreux à Brazzaville et surtout à Pointe Noire, et notre communauté dépasse désormais les 5000 immatriculés, essentiellement engagés dans les affaires. Le Secrétaire d’Etat chargé des Français de l’Etranger, M. Edouard Courtial est venu à leur rencontre le 6 février dernier, afin de les encourager à saisir les opportunités que ce pays propose et bénéficier de sa légendaire hospitalité.

5) Des actions de coopération essentiellement orientées vers le secteur social

En plein accord avec le gouvernement congolais qui sait combien il est urgent de se mobiliser dans ce secteur, longtemps en déshérence, la France porte, notamment à travers le Contrat de désendettement et de développement (C2D, géré par l’AFD), plusieurs projets qui tous visent à améliorer le sort des Congolais : que ce soit les prochains travaux d’assainissement et de drainage pluvial de Bacongo et de Makelekele (200 000 habitants), l’appui au CHU de Brazzaville, la création d’un Institut des travailleurs sociaux, ou la formation initiale des infirmiers, permettront d’aider le gouvernement dans la réalisation de son objectif de faire progresser les conditions de la vie quotidienne. Mais, sachant que c’est l’emploi qui est le plus susceptible d’y contribuer, la France financera la création de deux centres de formation professionnelle à Brazzaville et à Pointe Noire, et continuera à appuyer l’ISTAC, qui forme des ingénieurs à Pointe Noire et à Douala. Par de multiples projets au titre de l’appui à la société civile, ou au développement solidaire, elle a contribué à améliorer le quotidien des populations les plus pauvres, et continuera de le faire en 2012, en encourageant ceux qui, individus ou associations, montrent que l’espoir permet désormais l’initiative. D’autre part la coopération française porte une part significative de son effort sur l’appui à l’enseignement supérieur et sur le renforcement des compétences. Ainsi 69 bourses du gouvernement français ont-elles été octroyées à des ressortissants congolais en 2011. Un soin particulier, en vue de leur réussite, est apporté par l’Espace Campus France aux projets des étudiants souhaitant poursuivre en France leur parcours de formation. Enfin, dans le secteur culturel, l’Institut français du Congo aide les artistes émergents à accéder à la scène internationale, on pense évidemment à Dieudonné Niangouna (artiste invité du festival d’Avignon 2013) Delavallet Bidiefono ou Florent Mahouokou (premier prix à la biennale « Dance Afrique danse » à Bamako en 2010).

Le chemin sera bien sûr long avant que les efforts collectifs, notamment ceux du gouvernement, débouchent sur le sentiment d’une véritable amélioration des conditions de vie. Toutefois, ce chemin est tracé et cette volonté collective est bien là. La France, elle- aussi, sera là pour encourager la nouvelle vitalité de son partenaire si proche et si profondément lié à elle.

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