La gouvernance

Pour la France comme pour le Congo, la priorité est d’abord la consolidation de la paix. S’agissant de la sécurité intérieure, deux assistants techniques policiers et deux gendarmes assurent auprès des services de police, de gendarmerie et de l’aviation civile des missions de conseil technique et de formation.

En matière de police, un projet de renforcement des capacités de la police judiciaire congolaise, d’un montant de plus d’un million d’euros (clôturé le 13/12/2008), a été l’outil principal de notre coopération. Les actions menées ont concerné la formation procédurale et technique de 1200 officiers et agents de police judiciaire, l’organisation, la dotation et la mise en place de services de police technique et scientifique et le renforcement des services d’investigation. Dans ce cadre, une dizaine de cadres de la police congolaise ont également bénéficié de bourses pour suivre des formations en France de longue durée (Commissaires et officiers).

De plus, depuis fin 2007, cinq actions ont été réalisées au titre de l’accord du 25 octobre 2007 relatif à "la gestion concertée des flux migratoires et au co-développement" : audit du niveau de sûreté des aéroports de Brazzaville et de Pointe-Noire et des conditions de lutte contre l’immigration irrégulière, formation à la fraude documentaire (formation de base, formation de formateurs, formation orientée sur l’authenticité des ordres de mission et des lettres de présentation) et formation à la lutte contre les filières d’immigration

L’amélioration de la gouvernance économique et financière du pays est également une priorité de la Coopération française au Congo. Un projet d’appui à la programmation et au suivi des investissements publics, avec un assistant technique chef de projet positionné au Ministère du Plan, a accompagné la progression du Congo vers le Point d’achèvement de l’initiative PPTE et en consolide les acquis. Cet appui porte principalement sur :

- l’amélioration des procédures de gestion des investissements publics ;

- la mise en place de stratégies sectorielles et la maîtrise de la programmation par objectifs dans les principaux ministères techniques ;

- la mise en place de méthodes, procédures d’analyse et de choix des investissements publics et

- la mise en place de procédures et d’outils de suivi des investissements publics.

Le projet prévoit également la formation des cadres du Ministère du plan et des ministères sectoriels concernant :
- l’élaboration de stratégies sectorielles et la programmation par objectifs ;

- la gestion du cycle de projet ;

- l’analyse et la programmation des investissements et

- la gestion et le suivi des investissements.

Un autre assistant technique, placé auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, est plus particulièrement chargé de la mise en œuvre du Plan d’action gouvernemental de gestion des finances publiques (PAGGFP).

La Coopération française intervient également, en matière de gouvernance, avec un appui à l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) [1]. Signé à Port-Louis le 17 octobre 1993, ce traité a pour objectif de favoriser le développement économique et l’intégration régionale en dotant les Etats signataires d’un droit des affaires unique et simplifié, offrant la sécurité juridique et judiciaire aux acteurs économiques et assurant la promotion de l’arbitrage comme instrument privilégié de règlement des différends .

 

 

 

[1Les seize états actuellement membres de l’OHADA sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, les Comores, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, la Guinée Equatoriale, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Dernière modification : 05/11/2014

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