La République a besoin de vous !

Dans son discours prononcé lundi 6 février à la Case de Gaulle, Edouard Courtial a invité les Français à se mobiliser massivement pour les élections 2012. Le Secrétaire d’Etat a également salué l’engagement de la communauté française au Congo et lui a manifesté le plein soutien du gouvernement.

JPEG
Edouard Courtial à la Case de Gaulle, le 6 février

Discours de M. Edouard Courtial, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Français de l’Etranger, prononcé le lundi 6 février 2012 à la Case de Gaulle :

Messieurs les Ministres,
Monsieur l’ambassadeur,
Chers Compatriotes,

Je suis particulièrement heureux d’être ce soir avec vous à Brazzaville à la « case de Gaulle ».

Ce lieu nous remet en mémoire les épreuves que les Français ont traversées et qu’ils ont surmontées grâce à l’énergie, à la volonté et au caractère d’un chef exceptionnel, le Général de Gaulle, grâce aussi au soutien inébranlable des Africains.

Sans eux, pas de territoire libre, pas d’armée pour continuer à se battre en Afrique puis en Europe, pas de victoire non plus à célébrer avec nos alliés, pas de France libre.
Permettez-moi donc tout d’abord de partager avec vous cette pensée que nous devons à nos amis Africains et particulièrement aux Congolais qui se sont engagés dans cette aventure de la France Libre à ce moment de l’été 1940 où tout paraissait perdu.

Je me réjouis en particulier que la reconnaissance de la France ait pu, bien des années après, se matérialiser grâce à la décision du Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, d’aligner totalement leurs pensions de retraite sur leurs camarades français.

Cette décision a été prise au moment où était célébré le cinquantenaire de l’Indépendance du Congo, ce qui illustre la proximité entre nos deux pays fondée avant tout sur le partage d’un destin commun.

Je me réjouis aussi d’être parmi vous à un moment où le Congo accélère sa croissance économique grâce à une politique sans précédent d’investissements.

La France y est associée à travers ses programmes de coopération, notamment le contrat de désendettement et de développement qu’elle a signé avec le Congo en septembre 2010.
Les entreprises françaises participent aussi à ces efforts de développement en apportant leur savoir-faire, que ce soit sur l’ingénierie des projets, sur les chantiers de travaux publics, ou sur les partenariats public-privé.

Les Congolais font confiance à ces entreprises, car elles connaissent parfaitement le terrain et elles ont su nouer des relations fortes avec leurs interlocuteurs.

De même que le Congo était aux côtés de la France dans les moments les plus difficiles de son histoire, de même la France a été le seul pays à rester présent au Congo dans les moments tragiques qu’il a connus.

Les Congolais ne l’ont pas oublié.

Dans ce contexte positif, la communauté française est ici, comme à Pointe Noire, chaque année plus nombreuse.

Elle s’accroit en moyenne de 10% par an depuis le début des années 2000 et, avec 5000 de nos ressortissants présents à la fin de 2011, elle a retrouvé son niveau de 1993.

Cet essor reflète l’intérêt croissant des entreprises françaises pour ce pays.

Plusieurs d’entre elles, que ce soit dans le secteur des travaux publics, de la banque ou de l’assurance, s’y sont récemment installées.

Je ne puis que les encourager : la croissance qui manque en Europe, c’est sur les marchés émergents, et notamment en Afrique, que nous pouvons et devons la trouver.

Vous êtes ainsi, mes chers compatriotes, les acteurs de cette présence de notre pays et de son rayonnement.

L’Etat accompagne cet engagement, notamment à travers son soutien à notre réseau scolaire.

De ce point de vue je me félicite des efforts qui ont été engagés tant à Brazzaville qu’à Pointe Noire pour faire face dans les meilleures conditions possibles à l’accroissement du nombre d’élèves.

Le réseau de nos établissements scolaires est l’un des fleurons de notre présence à l’étranger.

Il est essentiel au maintien de nos racines et déterminant pour le succès de nos projets d’expatriation.

La scolarisation des jeunes Français à l’étranger est une priorité : le dispositif de prise en charge de la scolarité voulu par le Président de la République et celui des bourses scolaires représentent cette année 125 millions d’euros pour 31 000 bénéficiaires.

Par ailleurs, pour la période 2011-2013, la France a maintenu une dotation budgétaire de 420 millions d’euros pour l’agence française d’enseignement français à l’étranger.

En cinq ans, la France a ainsi doublé les crédits consacrés à l’éducation de ses enfants hors de ses frontières.

Aucun pays au monde n’accomplit un effort comparable !

Mesdames et Messieurs,

je remercie les autorités congolaises pour les efforts accomplis pour favoriser les investissements.

Je voudrais tout particulièrement les féliciter d’avoir respecté leur engagement de régler le problème des pensions dues aux Français qui ont travaillé au Congo, engagement qui avait été scellé entre nos deux Présidents, ici même à Brazzaville, lors de la visite qu’avait effectuée M. Nicolas Sarkozy en mars 2009.

Mes chers compatriotes,

Pour la sixième fois, les Français de l’étranger participeront au printemps prochain à l’élection du Président de la République.

Vous pourrez également, pour la première fois, élire directement 11 députés en vertu d’un nouveau droit voulu par le Président de la République et résultant de la réforme constitutionnelle de 2008, cinquante ans après la Constitution de 1958 dans laquelle le Général de Gaulle avait inscrit le principe de la représentation des Français au Sénat.

Ces 11 députés renforceront la représentation des Français de l’étranger au Parlement, aux côtés de leurs 12 collègues du Sénat élus par l’Assemblée des Français de l’étranger.

L’un des enjeux de ces élections réside dans la participation des électeurs.

Pour les deux élections, le vote sera possible à l’urne ou par procuration.

Mais pour l’élection des députés, le vote sera aussi possible soit par correspondance, soit par internet.

Le vote électronique n’est pas un gadget.

Nous sommes des précurseurs en cette matière, et j’y attache la plus grande importance. De son succès dépendra son extension à d’autres scrutins.

Je vous invite à participer en massivement à ces deux élections.

Il est capital que la participation électorale soit très élevée car en votant vous ne manifesterez pas seulement votre civisme, vous exprimerez votre ferme volonté de faire partie intégrante de la Nation et de prendre pleinement votre place dans la vie démocratique de notre pays.

N’allez pas croire que la création de ces sièges de députés, comme du reste la création du Secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger, fassent l’unanimité.

En 2008, nombre de ceux qui aujourd’hui la considèrent comme allant de soi, ont voté contre. Ce droit nouveau a été emporté de haute lutte.

Vous devez donc montrer que cette décision dans son principe était bonne.

Vous devez donc montrer que cette avancée démocratique voulue par le Président de la République est adoptée par les Français de l’étranger.

Mes chers compatriotes, la République a besoin de vous, la France a besoin de vous, à cet appel répondez présents.

Vive la République et vive la France !

./.

Dernière modification : 08/02/2012

Haut de page