Intervention en Libye

Dix- huit chefs d’Etat, de Gouvernement et Ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, d’Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) et de la Ligue arabe (Qatar, Emirats arabes unis, Jordanie, Irak, Maroc) se sont réunis à Paris le 19 mars avec le Secrétaire Général des Nations Unies, le Président du Conseil européen, la Haute Représentante pour la politique étrangère et de sécurité de l’Union européenne et le Secrétaire Général de la Ligue arabe afin d’examiner la situation en Libye au lendemain de l’adoption, par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, de la résolution 1973.

Les principales dispositions de la résolution 1973 portent sur le respect d’un cessez-le-feu immédiat et complet, l’autorisation à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la population civile, l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne et l’embargo sur les armes à destination de la Libye.

Les participants au Sommet de Paris ont constaté que le régime de Mouammar Kadhafi n’avait pas, contrairement à ses affirmations, arrêté ses opérations militaires et continuait à menacer les populations civiles.

Dans ce contexte, les Etats arabes, européens et nord américains réunis à Paris ont exprimé leur commune détermination à agir résolument, et par tous les moyens nécessaires, pour mettre en œuvre la résolution 1973.

La déclaration adoptée à l’issue de ce sommet rappelle que le régime libyen a réagi, face aux aspirations légitimes de son peuple, par une répression croissante et brutale, qui n’a pas cessé malgré les condamnations de la communauté internationale (déclarations unanimes de la Ligue arabe, de l’Union africaine, de l’Organisation de la Conférence islamique, de l’Union européenne, etc.).

Elle demande à Mouammar Kadhafi de mettre fin immédiatement aux actions violentes menées contre la population civile et fait part de la détermination des participants au sommet à prendre toutes les actions nécessaires, y compris militaires, conformément à la résolution 1973, pour assurer le plein respect des exigences du Conseil de sécurité.

Elle annonce la volonté des participants de soutenir le peuple libyen dans la durée, pour l’aider à reconstruire son pays, dans le plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye.

L’engagement militaire actuel de la France et de ses partenaires a pour but exclusif de protéger les populations civiles libyennes, et s’inscrit précisément dans le mandat fixé par la résolution 1973. Cette résolution exclut, en particulier, une occupation terrestre de la Libye, quelle qu’en soit la forme.

Lien vers le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes

Dernière modification : 24/03/2011

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