1. En raison de son important niveau d’endettement, le Congo a été déclaré éligible à l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE) fin 2003. Pour bénéficier de cette initiative, le Congo a mis en œuvre un certain nombre de réformes structurelles, dans le cadre d’un premier programme de référence, négocié avec le FMI au premier semestre 2004, qui avait pour objectif le renforcement de la transparence du secteur pétrolier et l’amélioration du cadre de gestion des finances publiques. En conséquence, le Conseil d’administration du FMI a décidé, en décembre 2004 d’octroyer au Congo une facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) de 84,4 millions de dollars pour la période 2004-2007. Parallèlement, le Club de Paris a, en décembre 2004, annulé 1679 millions de dollars US et rééchelonné 1450 millions de dollars US. Dans ce cadre, un premier accord bilatéral avec la France, signé à Brazzaville le 9 juillet 2005, a permis l’annulation de 782 millions d’euros (et le rééchelonnement de 943 millions) de créances françaises.
Cet accord a été conclu selon les termes "de Cologne" élaborés par les créanciers du Club de Paris en vue de la mise en œuvre de l’effort intérimaire de l’initiative PPTE. Il a conduit à l’annulation immédiate de 643 millions de dollars US et au rééchelonnement de 119 millions de dollars US.
Dans ce cadre, la France a signé avec le Congo, fin décembre 2008, des accords bilatéraux qui ont annulé 388 millions d’euros, soit 137 millions d’euros entièrement annulés au titre d’un accord de consolidation de dette-Coface, et 269 millions d’euros au titre d’un accord de réorganisation de dettes-AFD/Banque de France, dont 251 millions d’euros (non APD) entièrement annulés.
Dans ce cadre, la France annule à nouveau 1, 24 milliard de dollars US de créances congolaises (soit 892 millions d’euros). La France annule 666 millions de dollars (480 millions d’euros) de sa dette au titre de l’accord du Club de Paris et 574 millions de dollars (412 millions d’euros) au titre de son effort additionnel (dont 289 millions de dollars, soit 207 millions d’euros, de Contrat de désendettement et de Développement/C2D). Ce sont donc 2127 millions d’euros de dette congolaise qui ont été annulés au total par la France entre 2005 et 2010.
A l’issue de l’initiative PPTE, la situation de la République du Congo est jugée à risque modéré par le FMI et la Banque mondiale, ce qui devrait inciter les autorités congolaises à privilégier le recours à des sources de financement concessionnelles à l’avenir.
L’annulation de la dette de la France à l’égard de la République du Congo constituera à nouveau une augmentation substantielle de l’APD bilatérale française en 2010
