Hommage au chef Birault, décédé en défendant la Case de Gaulle

Ce 21 janvier 2014, l’Ambassade de France, la mission de Défense et le service de sécurité intérieure ont rendu hommage au maréchal des logis-chef Jacques Birault, tombé en 1999 en défendant la Case de Gaulle.


Récit de la journée du 21 janvier 1999 :

"Le 21 janvier 1999 vers 13.00, des tirs de mortiers sont perçus au loin puis des renseignements font état de la présence de forces hostiles au niveau de Makélékélé.

Vers 15.00, la situation semble s’aggraver avec le rapprochement des tirs d’armes automatiques et de mortiers. Ordre est alors donné de mettre en œuvre les deux fusils mitrailleurs et de conditionner les grenades OF.

A 16.00, des tirs sont perçus à moins de 300 mètres de la résidence puis deux obus de mortiers tombent à environ 50 mètres au nord de l’entrée principale.

Vers 16.20, une vingtaine d’individus armés fait irruption face à l’entré principale gardée par le chef Birault qui donne immédiatement l’alerte puis est touché par une rafale d’arme automatique.

Arrivés sur place après une progression en sécurité, ses camarades le découvrent, gisant au sol gravement blessé. Ils réussissent, sous des tirs nourris provenant de plusieurs directions, à l’extraire de son poste. Une fois à l’abri et couvert par l’ensemble des moyens feu du détachement, l’infirmier constate le décès du chef Birault. Il est 16.30.

A 17.30, l’intensité des tirs fléchit.

Un détachement d’une vingtaine d’hommes de la Garde républicaine congolaise se présente et met en place un dispositif de protection rapprochée.

Ce dispositif sera maintenu toute la nuit alors que les tirs s’éloignent pour cesser définitivement vers 19.30."


Atteint au thorax et à l’abdomen, le chef Birault est décédé de ses blessures peu après avoir été touché. Ce gradé a été victime d’une rafale d’arme automatique tiré à bout portant par un assaillant se trouvant à l’extérieur de la clôture et qui avait réussi à longer le mur d’enceinte sans se faire déceler.

Le chef Birault a démontré de remarquables qualités professionnelles en s’opposant à une intrusion armée au péril de sa vie. Par son abnégation et son action courageuse, il a ainsi fait honneur à la gendarmerie.

Enfin, l’Ambassade de France, la mission de Défense et le service de sécurité intérieure associent également à cette cérémonie les agents des forces de sécurité intérieure tués au cours de l’année écoulée dans l’exercice de leurs missions pour lesquels un hommage national sera rendu le 16 février prochain.

Dernière modification : 03/02/2015

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