Développement solidaire : Formation de maraîchers de Brazzaville à l’utilisation de bio-pesticides

L’Association Œuvre Notre-Dame des Veufs et Orphelins du Congo (ONDV&OC) a bénéficié d’une aide de la France d’un montant de 22 014 575 FCFA (33 561€). Cette subvention a été accordée dans le cadre du programme de Développement solidaire pour le projet « Renforcement des Capacités Institutionnelle et Opérationnelle de Production du Centre de Formation Professionnalisant et d’Alphabétisation Fonctionnelle du centre Saint Joseph de Mbouono ».

L’objectif visait la formation de 120 jeunes déscolarisés, mais également d’agriculteurs professionnels, aux techniques agropastorales de culture biologique. Les bénéficiaires reçoivent un kit d’équipement en fin de formation pour aider ou renforcer leur installation. La zone cible de l’action se situe dans l’arrondissement 8 de Madibou et précisément dans les quartiers de Mbouono, Kombé, Nganga Lingolo

Le projet est réalisé en partenariat avec le Forum des Jeunes Entrepreneurs du Congo (FJEC) pour la mise en œuvre et le suivi, le Secteur agricole de la zone sud et la Direction Générale de l’Alphabétisation du Ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et de l’Alphabétisation.

Du 30 septembre au 2 octobre 2014, s’est donc tenu le dernier cycle de formation prévu par le projet, débuté en décembre 2012. M. Albert Makoutou, ingénieur, spécialiste des cultures maraîchères hydroponiques et des bio-pesticides, a formé à l’utilisation de bio-pesticides les exploitants du « Groupement Jean Félicien Mahouna » installé sur la rive droite du Djoué.

L’utilisation de pesticides chimiques détériorant considérablement le sol, des méthodes alternatives ont été développés pour produire des pesticides préparés à partir d’ail, de tabac, de basilic, de feuilles de papayer et de savon de Marseille. Ces techniques, enseignées dans le cadre du projet, préservent l’environnement mais ont également été reconnues plus rentables par leurs utilisateurs. L’ONDV&OC produit aussi de la fumure organique qu’elle a déjà fournie à certains des exploitants qui reconnaissent, d’ores et déjà, les avantages comparés à l’utilisation d’éléments chimiques.

Dernière modification : 07/10/2014

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