Concours de plaidoirie : onze étudiants juristes débattent sur le Droit des populations vulnérables

En marge des sessions de formation, un concours de plaidoirie a été, pour la première fois, organisé le 4 décembre par les partenaires de l’évènement avec des étudiants inscrits en Licence 3 ou en Master à la Faculté de Droit de l’Université Marien Ngouabi ou à l’École nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM).

Chaque équipe s’est vu attribuée un sujet et une position à défendre pendant 10 minutes maximum pour les demi-finales. Les sujets portaient respectivement sur :

  • le droit des malades confronté à des mesures de Santé publique

    ("Dans le cadre de la lutte contre une pandémie, doit-on ou non imposer aux malades de signaler publiquement leur état ?") ;

  • le droit, souvent ignoré en Afrique centrale, des veuves

    ("L’épouse peut-elle être, ou non, l’héritière de son défunt mari ?").

A l’issue de ces demi-finales parfois très techniques juridiquement, un jury composé de professeurs de Droit, intervenants au Séminaire sur le Droit de personnes vulnérables, et des représentants de l’Ambassade de France et de l’Union européenne a sélectionné les deux meilleurs équipes.

Ces dernières se sont affrontés pendant une quinzaine de minutes autour du sujet - ici strictement théorique : "Pour ou contre la discrimination positive en faveur des populations autochtones en République du Congo ?".

Après une longue délibération du jury, a été déclaré vainqueur l’équipe de Vinic Christelle Kaya Mapembe, de Préfils Ehntoni-Ehounloung et de Clève Hermann Mfoutiga Ngatali, tous étudiants en Licence 3 à l’Université Marien Ngouabi.

Ces derniers ont reçu comme 1er prix des tablettes électroniques, quand les finalistes malheureux ont été récompensés par des smartphones, les prix de consolations pour les deux dernières équipes étant enfin composés d’ouvrages de Droit remis par le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique centrale.

Cette compétition, forte d’un beau succès, devrait être renouvelée chaque année par l’Université.

Dernière modification : 18/02/2015

Haut de page