Brazzaville - prospective et développement durable : politique de formation et intégration des nouvelles technologies pour un nouveau modèle de développement

L’agence AFD de Brazzaville a organisé le 25 novembre 2016 dans ses locaux une deuxième conférence-débat sur le thème « prospective et développement durable : politique de formation et intégration des nouvelles technologies pour un nouveau modèle de développement ».

Cette conférence, animée par le Professeur Roger Armand MAKANY, chercheur à l’Université Marien Ngouabi, rédacteur en chef de la « Revue Congolaise de gestion » et Directeur de l’Ecole Supérieure de Gestion et d’Administration des Entreprises (ESGAE), s’est accompagnée de la participation de plusieurs personnalités, notamment le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, la Ministre des Affaires Sociales, de l’Action Humanitaire et de la Solidarité, les ambassadeurs (Chine, Etats-Unis…), le directeur Afrique de l’AFD Philippe Chédanne en charge de l’Afrique centrale, les partenaires au développement (Banque mondiale, OMS…), le secteur privé (le vice-président des conseillers du commerce extérieur de la France, EDF, Véolia, Eiffage notamment), les directeurs généraux de la SNE et de la SNDE et les représentants de quelques ONGs (Initiative et Développement, Croix rouge).

Dans son exposé, le Pr Roger Armand MAKANY a indiqué que la marche vers le développement durable demeure une action collective qui doit dépasser de nombreuses contraintes. « On ne marche pas tous de la même manière, au même rythme, avec la même détermination, la même persévérance, la même conviction, la même motivation ». Faisant référence au livre de Stéphane Madaule, « Plaidoyer pour une nouvelle modernité », le professeur Makany souligne plusieurs facteurs prioritaires pour atteindre le chemin du développement durable : atteindre un socle de l’indépendance et donc se nourrir, se vêtir, se loger, être éduqué et assurer sa santé par soi-même. Ce qui implique en filigrane l’importance de l’accès à l’eau potable et à l’électricité. Selon le professeur MAKANY, un autre facteur prioritaire est la nécessité d’une répartition équitable des richesses intra générationnelle et inter générationnelle, notamment sans oublier les retraités.

Investir dans la formation, c’est investir dans l’avenir. Les pouvoirs publics doivent encourager « la formation sur place au Congo » et accompagner les établissements qui développent la qualité et l’excellence. L’économie numérique englobe les activités économiques et sociales telles que les réseaux Internet, mobiles et capteurs, y compris le commerce électronique. Les nouvelles technologies ont envahi plusieurs secteurs utilisateurs de TIC : Banque, Tourisme, Transport, Agriculture, Commerce, Santé, Automobile, Formation, etc. Il convient d’encourager le développement de ses activités au Congo car c’est l’économie de demain, celle où le Congo a de l’avenir, à égalité avec d’autres nations.

Après avoir répondu à quelques questions, le conférencier a cédé la place au Ministre d’Etat, ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Henri DJOMBO, qui a dévoilé en conclusion tout le travail récemment réalisé par le Congo pour mettre au point une stratégie de développement durable. D’ores et déjà, un document existe, fruit de nombreuses contributions. Il convient maintenant de le finaliser et de le valider au plus haut niveau pour le rendre pleinement effectif.

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Dernière modification : 04/01/2017

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