19 juillet 2010 : Nouvelle remise de dettes par la France

A la suite d’importants efforts de rigueur et d’organisation, la République du Congo est parvenue à atteindre le 27 janvier 2010 le point d’achèvement du programme "pays pauvres très endettés" (PPTE) de la Banque Mondiale et du FMI. Cette étape a conduit les principaux pays créanciers, réunis au sein du Club de Paris le 18 mars 2010, à annuler le gros de la dette du Congo.

En tant que principal créancier, la France s’est engagée à annuler 100% des dettes dues par la République du Congo à l’Etat français. L’essentiel de cet engagement qui porte sur 645,7 millions d’euros (424 milliards de Francs CFA) a été signé lundi 19 juillet 2010 avec SE M. Gilbert Ondongo, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille de l’Etat. Il s’agit de deux remises de dettes dues à la Banque de France pour le compte de l’’Etat, à hauteur de 372,7 millions d’euros, et à la Coface à hauteur de 273 millions, au titre de garanties de paiement accordées à des entreprises privées engagées dans des opérations au Congo.

Un effort complémentaire d’annulation de dettes par la France, portant sur 331 millions d’euros, sera réalisé dans le cadre d’un contrat de désendettement et de développement (C2D), actuellement en cours de négociation. Cet effort complémentaire permettra de financer des projets conformes aux critères du document cadre de partenariat (DCP), signé par les deux pays. Il s’agit surtout des infrastructures d’eau, d’assainissement et de transport, de l’éducation et de la formation professionnelle, de la protection de l’environnement et de la santé.

Depuis 2004, la France aura ainsi annulé près de 2,5 milliards d’euros de dettes congolaises, soit près des deux tiers du montant dû par le Congo aux 20 pays du Club de Paris. Ces annulations successives correspondent à plus du tiers du PIB 2009 du Congo. La France contribue ainsi à alléger le fardeau d’une dette qui paralysait jusqu’à présent le financement des importants programmes d’investissements que le Congo peut désormais engager, fort de ses ressources pétrolières.

Dernière modification : 19/07/2010

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